DÉFENDONS NOTRE SANTÉ

Le gouvernement crie victoire : le déficit de l’Assurance Maladie du Régime Général devrait atteindre 500 Millions d’euros en 2018 contre 4,9 Milliards en 2017.

Sur la même période la branche Accidents du travail-maladies professionnelles double son excédent. Les branches retraite et famille sont aussi en excédent.

Au total le déficit de la Sécurité Sociale ne serait que de 300 Millions pour 2018.

On ne peut pas se satisfaire d’un résultat comptable alors que l’actualité fait état de dysfonctionnements majeurs liés au manque de moyens.

Qui peut se réjouir ?

Sûrement pas les personnels hospitaliers, en nombre insuffisant, dont le travail se traduit par de la souffrance, des burn-out, voire de suicides.

Sûrement pas les usagers qui subissent les déremboursements de médicaments, les conditions d’accueil dégradées dans les EHPAD et aux Urgences, la qualité des soins mise à mal. Dans notre pays «modèle» de protection sociale, un tiers de la population renonce aux soins.

Les effets d’annonce du gouvernement, ne parviennent pas à masquer la situation des hôpitaux publics : leur déficit s’élevait à 1,5 Milliard en 2017, il a triplé en 1 an !

Si les établissements recevaient les financements nécessaires à leur bon fonctionnement, les chiffres seraient différents.

Pour la CGT les moyens pour la santé sont à trouver ailleurs :

Il faut cesser les exonérations de cotisations sociales, remettre en cause le CICE qui a profité aux entreprises sans créer les emplois promis, faire contribuer les revenus financiers des entreprises : 67 % des bénéfices sont versés aux actionnaires…

Comme les cliniques privées, les hôpitaux publics devraient être exonérés de la taxe sur les salaires (13,6 %), pouvoir récupérer la TVA sur les investissements et bénéficier de taux zéro auprès des banques.

Dans notre hôpital comme dans les autres établissements, les mesures d’économies pleuvent sur les agents : non remplacement de l’absentéisme, privatisations, non-paiement des primes, blocage des salaires et augmentation de la précarité pour les contractuels, suppressions de postes.

Les conditions de travail se dégradent, il ne se passe pas un jour sans que les personnels en fassent état aux organisations syndicales.

Quand le constat est aussi grave, la riposte de tous est nécessaire, la CGT soutient et défend les agents service par service, mais la question des moyens est globale, elle se pose partout dans l’établissement.

Ce n’est pas de petits pansements dont l’hôpital a besoin, mais d’un traitement de choc !

Continuer à laisser faire nos directions, accepter les pressions insupportables, c’est accepter toujours plus de dégradation des conditions de travail et de la qualité des soins.

SOYONS NOMBREUX POUR PORTER CES REVENDICATIONS A L’ARS

JEUDI 21 JUIN A 15 H 30

RDV A 14 HEURES A EURYTHMIE

 

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