SOIGNANTS dans la GALÈRE = PATIENTS dans la MISÈRE. URGENCES à TERRE

La Ministre de la Santé a annoncé les mesures qu’elle compte prendre pour éteindre le feu qui s’étend dans les services d’Urgence :

70 millions d’euros dont seulement 15 millions d’euros pour renforcer les effectifs, soit 0.5 poste par service d’urgences,
Des primes de 100 euros, loin de ce que demandent les agents,
La création d’une « mission flash » pour établir une feuille de route fin novembre…
Elle a reçu les organisations syndicales, le collectif inter urgences pour confirmer ces annonces. C’est tout !

Pour la CGT, le compte n’y est pas, pour les agents non plus.

Pas question de lâcher pour des miettes !

La ministre et les directions n’ont qu’une seule réponse aux justes revendications des hospitaliers : pas de moyens financiers à la hauteur des besoins pour le service public.

De l’argent il y en a pourtant pour donner des allègements de cotisations aux entreprises privées y compris les cliniques :

773 000 euros de CICE pour la clinique du Pont de Chaume sans contrôle sur son utilisation, sans amélioration de l’emploi.

L’endettement des hôpitaux auprès des banques creuse le déficit, ce qui entraine des suppressions d’emplois, de lits et un manque d’investissement en matériel.

Ils devraient pouvoir emprunter à taux zéro auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations.

La fraude patronale aux cotisations à la Sécurité Sociale représente 20 Milliards d’euros.

C’est bien de financement dont on parle. Les agents ne sont pas responsables du déficit organisé des hôpitaux, mais ils en subissent tous les jours les conséquences sur leurs conditions de vie et de travail.

La situation est insupportable, la Ministre a constaté elle-même l’épuisement des personnels des Urgences à l’Hôpital St Antoine de Paris, elle n’en tire pourtant pas les conclusions qui s’imposent.

A Montauban, la direction fait semblant de faire des propositions aux agents des Urgences et du Brancardage : 4 Equivalents Temps Plein, soit 3 Aides-soignants et 1 infirmière, 1 brancardier. On est très loin du compte.

C’est bien sur le terrain la traduction du mépris de notre gouvernement devant la souffrance des agents et des patients. Le feu n’est pas près de s’éteindre.

Partout les personnels ne peuvent plus attendre la conclusion d’études, de réflexion pour des problèmes connus et dénoncés depuis plusieurs années. Pour les soignants, c‘est insupportable de voir les patients attendre des heures avant d’être pris en charge.

L’épuisement professionnel concerne tous les services, les Urgences sont enflammées mais les braises couvent dans tous les secteurs de l’Hôpital.

Tous les agents du service public sont confrontés au manque de moyens et d’effectifs.

Tous les agents ont des raisons de faire grève pour leur revendication.

Tous les usagers ont des raisons d’être inquiets, la santé n’est pas une marchandise. 

Dénonçons ces conditions de travail indignes du XXIème siècle !

Personnels et usagers du service public de santé !

Unissons-nous !

Nous voulons des conditions de travail et d’accueil dignes !

Ensemble ne nous laissons pas faire !

On lâche rien !

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